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Agresseurs du souffle

 
La Pollution

 
Les polluants chimiques extérieurs
 
     Notre vie moderne contribue à favoriser l’émergence de polluants chimiques.
 
Les principaux polluants chimiques extérieures sont :

- l’ozone : 
cette forme de pollution est l’objet de fortes variations saisonnières et existe l’été quand le soleil émet beaucoup de rayonnements. La lumière du soleil transforme en effet certains polluants de l’air (hydrocarbures, oxydes d’azote…) en ozone.

 
Les oxydes d’azote :
 le dioxyde d’azote est le plus abondant. Il provient essentiellement de la circulation automobile.
 

- Le monoxyde de carbone :
il est le résultat d’une combustion (de cigarette, d’essence, de charbon, de bois…) incomplète dans un milieu insuffisamment oxygéné : le carbone  n'a pu fixer qu’un seul  atome d’oxygène (CO) alors  que quand le milieu  est suffisamment oxygéné, il se combine à 2 atomes d’oxygène et forme le CO2. 

- Le dioxyde de soufre :
 il est principalement produit lors de la combustion des sources fossiles d’énergie (charbon, pétrole).
             
 
- L’ammoniac :
dans l’air et à l’état gazeux, l’ammoniac contribue à neutraliser les autres gaz acides (tels que le SO2).Dans le sol, en raison de réactions chimiques, il modifie fortement les terres.
            

- Les Composés organiques volatiles (COV) :  
le benzène est l’un des COV les plus dangereux pour la santé.
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Les polluants extérieurs naturels
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     La pollution n’est pas seulement un phénomène à imputer aux activités de l’homme. La nature produit également ses propres polluants qui altèrent, dans une moindre mesure, la qualité de l’air.
 
Les polluants naturels peuvent être :

- des particules minérales (embruns marins, corrosion de roches, érosion des sols),
- des particules vivantes (bactéries, virus, champignons microscopiques),
- des particules (pollens),
- des gaz (radon, dioxyde de carbone, ozone).
 
 
Les pollutions extérieures naturelles ont de nombreuses origines (radon des sous-sols, volcans, vents de sable, incendies, plantes…).
 
 
Les polluants d’intérieur
 
 
     Nous passons 70 à 90% de notre temps à l’intérieur, dans des locaux clos : habitation, lieu de travail et de loisirs, voiture… La pollution intérieure est, dans la plupart des cas, nettement supérieure à la pollution extérieure de l’air.
 
 
 
Les polluants d’intérieur ont des origines diverses :

- la pénétration de l’air extérieur (circulation motorisée, chauffages domestiques, entreprises industrielles),
- le système d’air conditionné qui peut, selon la qualité et son réglage, améliorer ou altérer la qualité de l’air,
- l’équipement d’intérieur fixe (matériaux de construction, panneaux d’aggloméré, isolation, vernis de couleur et produit de traitement du bois…),
- l’activité humaine (activité individuelle, activité physique, cuisson, fumée du tabac…)
- les biocontaminants (animaux, plantes…),
- des polluants divers selon les locaux (amiante, poussière…).
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Les grandes pollutions accidentelles
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     Les catastrophes liées à la pollution de l’air ont affecté la Terre à plusieurs reprises. Naturelles ou générées par l’homme, elles ont un impact considérable sur l’opinion publique.
 
Contrairement à la pollution chronique, dont les effets sont encore imparfaitement connus, les grandes pollutions accidentelles,  par leur ampleur et leurs retombées sur l’homme, impressionnent toujours et restent gravées dans les mémoires.
 
Il existe trois sortes de catastrophes liées à  la pollution de l’air :

les catastrophes naturelles
Exemple : Pompéi en 79 avant J.C., les incendies d’Indonésie en 1997,
 
les catastrophes humaines
Exemple : Poza Rica (Mexique) en 1950, Bhopal (Inde) en 1984, Tchernobyl en 1986,
 
les catastrophes résultant de la combinaison de la pollution industrielle et de conditions naturelles particulières.
Exemple : la vallée de la Meuse en 1930, Londres en 1952, Pennsylvanie en 1948.
 
 
La pollution change
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     Au cours des 20 dernières années, le visage de la pollution s’est transformé. Plusieurs facteurs ont permis d’améliorer la qualité de l’air extérieur, mais de nouveaux polluants sont apparus à l’intérieur des locaux.
 
Pollution extérieure : la situation s’améliore.

Jusqu’à la fin des années 70, la pollution atmosphérique était essentiellement liée aux industries et au chauffage.
En effet, après les chocs pétroliers :

- l’énergie devient plus coûteuse,
- les installations se modernisent progressivement,
- la place de l’industrie lourde, la plus polluante, régresse petit à petit,
- une réglementation contraignante en cas de dépassement des seuils est fixée,
- les émissions de polluants sont revus régulièrement à la baisse pour les sites industriels classés  et pour les autombiles
 

 
 
 
Les effets de la pollution sur la santé
 
 
     Parce que l’homme respire, les polluants contenus dans l’air l’agressent de façon permanente. Les polluants de l’air atteignent sa santé par trois voies différentes :

 
- la voie respiratoire par inhalation,
- la voie digestive par ingestion,
- la voie cutanée par la peau.
 
La voie respiratoire est la plus importante. En effet, les différents polluants peuvent toucher tous les éléments de l’appareil respiratoire qui conduisent l’air du nez au pharynx puis, en passant par le larynx, de la trachée aux bronches et aux alvéoles pulmonaires. Ils peuvent ensuite passer dans le sang comme notamment le monoxyde de carbone libéré par la fumée de cigarette ou les gaz d’échappement des voitures. Ils contribuent alors à l’asphyxie des cellules.

 
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Epidémiologie, mortalité et morbidité dues à la pollution
 
 
     L’épidémiologie permet de rechercher des corrélations entre, d’une part le niveau moyen de pollution et les maladies respiratoires chroniques et, d’autre part, les fluctuations de la pollution au jour le jour et des symptômes respiratoires.
 
Au niveau actuel de pollution extérieure dans le villes occidentales, les pics de pollution sont une source d’inconfort important. Fortement médiatisés, ils n’ont pourtant pas de graves effets sur la santé des populations (conclusions de l’étude APHEA, Air Pollution and Health, "an European Approcach"). 
 
C’est la pollution chronique qui donne le plus d’effets mesurables sur la santé. Le risque moyen individuel est certes faible mais, même en dessous des valeurs d’alerte, la pollution extérieure peut avoir une influence sur la santé. Si ces effets sont indiscutables, ils sont d’un ordre de grandeur sans commune mesure avec les effets de la pollution intérieure et de la fumée du tabac.
femme qui tousse
 
 
Les personnes sensibles
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     Nous ne sommes pas tous égaux devant la mauvaise qualité de l’air. Certaines personnes sont fragiles ou fragilisées et, de ce fait, sont plus sensibles que d’autres aux effets de la pollution sur leur santé. Ces différences ne doivent pas être négligées.
 
Les personnes sensibles se divisent en plusieurs catégories :

- Les enfants, surtout avant 6 ans quand le nombre d’alvéoles pulmonaires continue de croître.
- Les personnes cardiaques, sensibles à certains polluants (en particulier le monoxyde de carbone et les fumées noires ultra fines qui peuvent gagner le poumon puis le cœur).
- Les personnes insuffisantes respiratoires, qui manquent déjà d’oxygène quand elles respirent un air sain.
- Les personnes asthmatiques, dont les crises vont se déclencher du fait de l’inflammation provoquée par les polluants et les substances allergisantes de l’air.
 
Les mesures de prévention doivent bien entendu être adaptées pour ces différents types de personnes.
 
 
La prévention individuelle
 
     Deux individus peuvent vivre dans la même ville, la même usine, la même maison et selon leurs attitudes être plus ou moins touchés par la pollution de l’air : chacun est en partie responsable de sa pollution.
 
Un individu peut intervenir sur sa qualité de vie de 4 manières différentes :

- en diminuant les émissions de pollution,
- en évitant les situation polluées,
- en évitant les zones les plus polluées,
- en augmentant la dispersion de la pollution.
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Quelques conseils pour limiter votre exposition :
  • à la pollution extérieure
 - Rouler à l’économie : c’est entre 40 et 50km/h que l’on pollue le moins dans une agglomération. Une conduite souple et légère génère une pollution beaucoup moins importante qu’une conduite nerveuse.
- Choisir des poussettes les plus hautes possibles pour les enfants en bas âge.
- Mettre des masques pour manipuler des produits dangereux (bricolage…).
- Inspirer par le nez et non par la bouche.
 
  • à la pollution intérieure
- Ne pas fumer.
- Eviter de laisser les animaux domestiques à l’intérieur des maisons.
- Aérer régulièrement les locaux.
- Economiser l’énergie de façon raisonnable en conciliant chauffage, isolation et aération.
- Utiliser les produits de nettoyage sans excès en évitant les formes aérosols.
- Utiliser une serpillière mouillée plutôt qu’un balai qui ne fait que soulever la poussière ou qu’un aspirateur qui n’en ramasse que 20%.
- Changer la literie toute les semaines ou au maximum tous les 10 jours en laissant le matelas à l’air pendant plusieurs heures à chaque fois.
 
 
La prévention collective
 
     La mauvaise qualité de l’air n’est pas une fatalité. L’histoire récente a montré qu’il était possible de l’améliorer même si de grands progrès restent à accomplir.
 
 
  • Amélioration de l’air extérieur
- La qualité de l’air est désormais réglementée par une loi qui s’inspire d’une directive européenne. La loi sur l’air de 1996 a reconnu « le droit pour chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé ».
 
- Les émissions globales de l’automobile ont baissé en France et en Europe. De nombreux efforts technologiques ont été réalisés (abaissement progressif des normes de rejets, amélioration de la formulation des carburants, promotion de carburants moins polluants…).
 
- Les usines et les sites industriels classés sont soumis à une réglementation portant sur le respect des normes de pollution de l’air en proximité de site et les quantités de pollutions émises par an.
 
  • Amélioration de l’air intérieur
- Les mesures prises en 1996 pour la prévention de l’amiante protègent les populations. Les nouveaux cas décelés ces prochaines années seront dus à des expositions antérieures. Chaque site industriel, chaque propriétaire d’immeuble a dû faire un inventaire complet de toutes les installations pouvant contenir de l’amiante.
- Des campagnes d’informations ont éveillé la curiosité des populations désormais plus attentives à la composition des produits, à la lecture des notices d’utilisation…
 
  • Tabagisme
- La loi Evin (1991) a interdit toute forme de publicité sur le tabac, a sorti ce produit de l’indice des prix et a voulu protéger chaque citoyen d’une exposition involontaire à la fumée des autres.
 
- Les campagnes de prévention se multiplient. Elles sont surtout efficaces dans les écoles, avant la cinquième, avant l’initiation au tabagisme.
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